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Partir-magazine.com - En plein cœur des États-Unis - Kansas City

2026-02-21    
   

Dans le Midwest américain, KC pique la curiosité du touriste individualiste. Est-ce au milieu de nulle part ? Non, c’est nulle part ailleurs. Kansas City a su faire oublier sa réputation de « flying over » (on survole ou on passe outre) qui lui collait à la peau autrefois. Aujourd’hui, avec près de 30 millions de touristes par année dont 46% y passent la nuit, cette ville du centre des États-Unis recèle des curiosités inédites qui méritent la visite.

Bons baisers de…

En provenance du Nebraska, Joyce Hall débarqua le 9 janvier 1910 à Kansas City. Avec une valise, deux cartons remplis de cartes postales sous le bras et la certitude profonde que cette ville serait le point de départ de sa carrière, ce jeune homme de 21 ans se lança dans la vente de messages illustrés par correspondance.

Sa chambre de 3 mètres sur 3 du YMCA qui lui servait également de lieu de travail devint très vite trop petite. Le succès était au rendez-vous. Hallmark est aujourd’hui encore le numéro mondial de la carte de vœux.

La visite du Hallmark Visitors Center (2450 Grand Blvd) permet de découvrir les créations de cette entreprise dans une approche très vintage. Joyce Hall est considéré comme l’un des premiers « self-made man » américain.

Douceurs

André Bollier de Lausanne, avait, lui aussi, une âme de pionnier quand il arriva à KC en 1955 pour y confectionner des pralinés dans une boutique siglée « Swiss Chocolates ». Il fallait oser dans ce trou perdu. Aujourd’hui, son petit-fils René est aux commandes de cette entreprise qui a importé, l’an passé, plus de 4 tonnes d’une base élaborée par Max Felchlin à Schwyz.

Témoignage du passé

Ouvert en 2004 à la suite d’une décision du Congrès, le National World War I Museum and Memorial (2 Memorial Drive) est un « must » de Kansas City. C’est un regard nouveau sur cette guerre avec le pont de l’entrée qui surplombe un champ de 9 000 coquelicots dont chacun représente la mort de 1 000 soldats américains en Europe.

Sur 3 000 m2, l’exposition retrace les origines du conflit avant 1914, les efforts du président Wilson pour conserver la neutralité des États-Unis puis l’entrée dans le conflit à la suite des accords germano mexicains et les attaques sous-marines allemandes dans l’Atlantique.

A l’extérieur du musée, des statues gigantesques se cachent les yeux pour ne pas voir les horreurs de la guerre et la vision d’un futur incertain. L'actualité est à ce rendez-vous.

Texte et photos : Claude-Yves Reymond

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